Chapitre 9 :
[Moi...]
Je suis reveillée par une main qui me secoue l'épaule, c'est Annamaria
-
Il faut venir manger, tu as dormi toute l'après midi.
Je me lève tant bien que mal, j'ai dormi d'un sommeil sans rêve, pendant, il m'as semblé, un éternité, et quitter ce monde vide me replace devant toutes mes contradictions.
A table, je suis toujours engourdie et ébahie par le monde qui m'entoure, mais j'essaie tant bien que mal de me remettre à ma place.
Annamaria, cherchant toujours à me réconforter, me demandes:
-
Alors, cette fois ci, tu nous as fait un aussi beau texte que la derniere fois ???
dit elle en m'offrant son plus beau sourire.
Soudain j'ai un trou, justement, qu'ai-je fait de mon texte, l'ai-je oublié, l'ai-je laché en courant ?
Un tourbillon de pensées et de réflexions reviennent troubler mon esprit.
- Je ... je crois que je l'ai perdu en revenant.
-
Ah, dommage.
°
Dans mon lit, ce soir là, je me remémore cet évenement si particulier, et je décide de retourner sur les lieux dès le lendemain. Pour le revivre encore une fois, et revoir ce visage, celui que je vois dans mes rêves, celui avec lequel je me réveille et m'endors, comme toujours.
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Annamaria est malade, elle est clouée au lit.
Je voulais rester avec elle, je suis bien élevée, je sais que cela ne se fait pas de la laisser seule malade pour sortir, d'autant plus que ici, je ne suis que l'invitée.
J'étais assise à coté d'elle. Quand elle m'a dit avec son beau sourire et d'un regard malicieux qui veut tout dire.
-
Allez, va te promener, et ramène moi un de tes magnifiques textes ce soir.
Je lui rendit son sourire en prenant bien soin de prendre un air maliieux et complice, puis je posait ma main sur son épaule et sortait.
Maintenant je suis, une rose à la main, en train de marcher le long de cette rue que j'ai tant vue depuis mon arrivée. Profitant du parfum de cette fleur qui m'a donné tant d'espoirs et de peurs.
Je m'assieds sur le trottoir, pour la 3eme fois, je vais finir par m'y habituer. Je sors comme promis mon carnet et y note une phrase au hasard, puis les mots se tissent tous seuls de ma plume sur le papier. Je n'ai jamais été aussi inspirée, j'ai l'impression qu'en meme temps que j'écris, toutes mes questions et mon excitation s'en va. Car juste en face de moi, se trouve cette mysterieuse maison, et certainement le mysterieux visage, et rien que d'y penser je frémis.
[Bill...]
Je rentrais d'une sortie avec Tom quand je l'ai vue. Elle. Elle était là. 100 mètres devant moi. Assise sur le trottoir, une jambe étendue, l'autre repliée. Elle écrivait.
Je m'approchait toujours, Tom n'ayant meme pas remarqué tellement il était absorbé dan sson monologue. Je m'approchais de plus en plus, en essayant de ralentir. Elle étais jolie, de profil, encor plus que de face. Elle avait des boucles d'oreilles en étoiles noires qui ressortaient sous son chignon relaché. Elle avait un long nez, long mais joli.
Tom, remarquant que je ne suivait plus son monologue, regarda devant lui, et la vit. Je m'envoyait mentalement une claque sur le front, mais c'était trop tard.
-
Ouah, pas mal.
Elle avait entendu, et elle avait compris. Elle n'avait pas réagit, mais je sentais qu'elle avait entendu.
[Moi...]
- Ouah, pas mal.
Je ne pris meme pas la peine de tourner la tete. si il y a bien une chose que je deteste, c'est d'etre dérangée quand j'écris, et si il y a bien une chose que je deteste encore plus, c'est d'etre traitée comme un vulgaire morceau de viande.
J'essayait tant bien que mal de me reconcentrer dans mon texte, mais je ne réussissais plus à trouver mes mots, et malgré mon semblant de concentration, je commencai à bouillir de l'interieur en sentant à une cinquantaine de mètres une paire d'yeux braqués sur moi.
[Bill...]
Elle restait les yeux rivés sur son carnet, si seulement elle pouvait tourner la tête pour que je puisse voir ses yeux encore une fois.
Nous avancions toujours et je ne savais que faire.
Son stylo ne tournoyais plus sur le papier, elle était enervée, je le sentais.
-
Pas trop mon style de fringues mais j'aime bien.
Je fermais les yeux, la betise etait déja sortie.
[Moi..]
Ils approchaient de plus en plus, je regardais toujours ma feuille en m'éfforcant de me concentrer sur mon texte.
- Pas trop mon style de fringues mais j'aime bien.
Mes yeux s'ouvrirent un peu plus, ma main se crispa, et je sentis cette vague de chaleur que l'on appelle rage m'envahir.
[Bill...]
Sa main se crispa, et je sentais d'ici la rage et la fureur qui s'échappaient d'elle, je crois meme l'avoir vue trembler.
Nous nous approchions toujours plus. Et les yeux de Tom s'aggrandissaient eux aussi de plus en plus.
Sa frange cachait ses yeux, mais ses lèvres étaient closes, et traduisaient bien le sentiment qu'elle éprouvait à cet instant.
Nous approchions toujours plus, Tom se dirigait vers elle et non pas vers la maison, j'essayais de lui faire sentir que je ne voulais pas le suivre, mais il ne le vit pas, et je le suivait donc.
-
Salut. Comment tu t'appelles ?
-
Nolwenn
Je fus surpris par sa voix, elle semblait douce, et à la fois si méprisante, je voulais partir, mais Tom, amusé, continua.
-
Oh, ne t'énerve pas, que dirais tu de faire connaissance avec un type aussi bien que moi.
...
[Moi...]
Ils s'approchaient toujours. Je ne sais combien ils étaient, 2, 3 ?
-
Salut, Comment tu t'appelles ?
Je répondis avec toute la haine, tout le calme et toute la rage que je pouvais.
Il sembla amusé, et continua.
-
Oh, ne t'énerve pas, que dirais tu de faire connaissance avec un type aussi bien que moi.
Je redressai un peu le menton et me tendis un peu le dos, je voyais à présent la maison devant moi, toujours sans les regarder. Je répondis avec tout le mépris que je pouvais, toujours dans un extrème calme.
- Je ne suis interessée que par une seule personne, et cela m'étonnerai que tu ne sois à sa hauteur.
Apparement ma remarque fit mouche.
[Bill...]
Elle redressa le menton et son dos se tendit quelque peu, elle frémissait de rage, je sentais presque son mépris nous entourer.
-
Je ne suis interessée que par une seule personne, et cela m'étonnerai que tu ne sois à sa hauteur.
Tom sembla recevoir une gifle en pleine figure, décontenancé, il ne savais plus que dire, il semblait hypnotisé par ce qu'il venait d'entendre.
Je la regardais plus attentivement, à sa droite, près de sa hanche était couchée une rose rouge.
[Moi...]
Je n'entendis plus rien, j'avais gagné, et au fond de moi, un ricanement féroce grondait.
J'étendis le dos, toujours en les évitant soigneusement du regard, je croisais mes jambes et pris la rose, je reniflait longuement son odeur, rageusement et victorieusement, j'étais fière de moi.
A coté de moi le garcon semblait encore sous le choc. D'une voix un peu étranglée et vexée il dit à son compagnon :
-
La, je fait quoi, j'insiste ou je part avec le peu de dignité qu'il me reste ?
Celui ci ne répondit pas.
Je ne pu reprimer un sourire tellement en moi je ricanais de joie.
[Bill...]
Elle prit la rose et renifla son odeur en levant le menton, fière et confiante.
J'était tout aussi déstabilisé que mon frère par l'attitude de cette jeune fille. Que je n'aurais jamais imaginée comme ca il y a peu. Je ne savais plus trop à qui j'avais à faire, vu toute les faces qu'elle pouvait montrer.
Tom, toujours décontenancé par le plus grand rateau de sa vie, me demanda sans vraiment attendre de réponse:
-
La, je fait quoi, j'insiste ou je part avec le peu de dignité qu'il me reste ?
Je ne répondis pas, je ne savais absolument pas quoi dire.
Sur le visage de la jeune fille naquit un sourire, un sourire moqueur, haineux et fier. Quelqu'un ne l'ayant pas vue tremblante de rage quelques minutes avant l'aurais mal jugée, mais je croyais comprendre.
Elle reprit d'une voix douce, tellement douce qu'elle en était menacante :
-
Dites, ce n'est plus que votre présence me dérange, mais avant que vous soyez là, j'avais la paix, et j'ai besoin de paix pour écrire.
Tom fut un peu plus déstabilisé. Je reprit mes esprits, et commenca à partir vers la maison, Tom à bout de bras, n'avancant plus tout seul.
Je retournais la tete pour voir ce qu'elle faisait et entr-apercu son visage ...
[Moi...]
Cherchant les mots qui pourraient un peu plus les enfoncer dans le sol, je leur dit de la voix la plus douce que je pouvait, comme une mère envers ses enfants
- Dites, ce n'est plus que votre présence me dérange, mais avant que vous soyez là, j'avais la paix, et j'ai besoin de paix pour écrire.
Ma remarque les destabilisa encore un peu plus, puis je les sentis se déplacer, je relevais la tête pour voir la personne à qui que je venais de réapprendre la politesse quand je vit les deux silhouettes se diriger vers la maison, et je les reconnut sur le coup, la plus menue se retourna et chercha mon regard. Il trouva mon visage, la bouche entrouverte et les yeux vides.
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Chapitre très long, désolée
Alors ce chapitre je me suis amusée comme une folle, et je vous promet que le rembalage à Tom, je l'ai savouré longuement, comme j'aimerais oser sortir ca aux gars qui me matent quand meme ...