Chapitre 10

Chapitre 10
Chapitre 10 :



[Moi...]

Je restai plantée sur le trottoir, les yeux grands ouverts, la bouche entr-ouverte.
Je n'en revenais pas.
J'avais envoyer bouler l'une de mes idoles. Et, qui plus est, j'avais agi de facon méprisable devant la personne que j'aime plus que tout au monde.
Puis je reprenais mes esprits, j'avais agi comme j'aurais agi avec n'importe qui d'autre, j'avais été moi même.
Quoi de plus important que d'etre soi meme. Mais c'était le visage pour lequel je vis qui était la.
Je me levais et arracha la feuille où était inscrit mon texte encore inachevé. Je jetai mon carnet à terre et shootai dedans de toute mes forces. Qu'avais je fait.
Mes idées s'emmelent, je lutte contre moi meme, et mes deux consciences ne savent d'ou donner de la tete
"- C'etait mes idoles !
- et alors, ce n'est pas pour ca que tu aurais du te laisser faire !
- Oui mais il était la !
- Et alors ?
- Que vas t'il penser ?
- Tu aurais préféré qu'il te prenne pour une marie-couche-toi-la ?
- Mais j'ai été horriblement méchante !
- Et tu as été toi meme, n'est ce pas le plus important ?
- Si ! "

Je m'arretai de tourner en rond, regarda devant moi.
Avec toujours un peu de rage, mais cette fois ci non pas contre moi meme, je ramasse mon carnet. Je m'assois et commence à écrire.
Moi même étonnée, j'écri les plus belle choses que je n'ai jamais écrites, je ne m'en rends pas compte, mes doigts tracent tous seuls, courbe par courbe, des phrases, j'écris sans réfléchir.
Je plie la feuille de papier,
m'avance et la glisse dans la boite aux lettres.
Je part sans me retourner, après avoir ramassé le texte pour Annamaria.


[Bill...]

En rentrant dans la maison, je lache Tom, la bouche ouverte comme un poisson rouge et je monte dans ma chambre, je me poste devant la fenêtre, elle est toujours la. Les yeux exorbités et la bouche entrouverte elle regarde d'un air vide devant elle. Puis d'un coup elle se lève, arrache la page de son carnet et jette avec une violence innatendue son carnet à terre. Elle donne un coup de pied dedans et le carnet va joncher au milieu de la rue.
Ses yeux se sont métamorphosés, vides il y a peu, il sont maintenant noirs et violents.
Je n'en reviens pas, hier si mysterieuse, délicate et reveuse, aujourd'hui méprisante et violente, elle me montre deux faces très différentes de sa personnalité.
- Alors ca ...
Tom est en train de monter les escaliers, il semble avoir quelque peu reprit ses esprit, je le rejoint, tout aussi troublé que lui, mais cette fois ci par ce que je vient de voir.
Un rire nerveux me prends, je suis si troublé que je lache sans m'en rendre compte dans un fou rire :
- Estime toi heureux de ne pas etre a la place de son carnet, parce que, vieux, tu serais mort.
- Quoi ?, me demande t'il avec un air quelque peu idiot.
- Non, non rien.
dis je en regrettant l'humour quelque peu mal placé qui venait de me prendre.
Tom haussa les épaules et se dirigea les épaules basses vers sa chambre.
Je fit demi tour, ferma doucement ma porte, et retourna me poster à la fenetre.
Elle glissait une feuille pliée dans la boite aux lettres.
Je fut surpris par ce cran, elle fit volte face et partit.
Je ne savais que faire, je ne savais si je devais aller le chercher ou pas.
Finalement, pour que cela ne soit pas ma mère qui le découvre, je descendit et alla chercher dans la boite aux lettres ce petit morceau de papier plié.

Je remontai dans ma chambre le plus vite possible, flanqua la porte, me jetai sur mon lit, et adossé contre le mur je commencai à lire la lettre.
Je fut surpris par les premiers mots qui traduisaient d'une infinie tendresse et sincerité.

"J'étais venue pour revoir ton visage,
Pour pouvoir m'endormir encore une fois ce soir avec l'image de tes yeux au fond de moi.
J'étais venue car ici j'y suis libre,
j'étais venue car ici je trouve calme et inspiration.
Je suis venue, j'ai vu ton visage.
Et je regrette que tes yeux aient vu cette face de ma personnalité.
Mais je ne regrette aucunement mes actes,
Et je ne les regretterais jamais,
J'ai été moi meme, j'aurais agi ainsi pour n'importe qui,
Et quel que soit la personne, je ne reflouerais pas ma rage !
J'espere que la prochaine fois que tes yeux se poseront sur moi,
Ce sera a toi que je m'adresserai."

Je finissai la lettre, le coeur vide, derriere ces mots se cachaient de la tendresse, de la sincérité, mais aussi une force, une volonté, et une personnalité unique.

je repliai la lettre et la posai à coté de moi, puis m'endormit.

---------------------------------------------------------------------------------

Voila, Chapitre 10 fini, j'espere qu'il vous aura plu.
La lettre que lit Bill a été redigée et corrigée, contrairement a la fiction que j'écris "au feeling", tout simplement car quand je m'adresse par écrit à quelqu'un, je corrige et developpe toujours

# Posted on Tuesday, 26 December 2006 at 9:59 AM

Edited on Friday, 12 October 2007 at 2:22 PM

Chapitre 11

Chapitre 11
Chapitre 11 :



[Moi...]

En rentrant, je ne cessai de penser à cet épisode. Je revoyais tous les moments de cette rencontre quelque peu expéditive.
J'étais énervée, je marchais vite, en ne pensant à rien d'autre qu'à eux, à LUI.
Pourquoi n'avait il pas réagi, pourquoi ?
Pourquoi avait il fallu que à ce moment là, il soit là ?
Pourquoi n'ai je pas tourné la tete, je l'aurais vu.
Pourquoi ...

Je m'en voulait d'avoir agi ainsi, d'avoir été si cruelle, si méprisante, pendant que lui, debout à coté de moi, subissait lui aussi ma rage.
Je m'en voulait d'avoir été moi meme. D'avoir été le moi meme des mauvais jours. D'avoir été le mauvais moi meme.
Mais, inconsciemment, je lui en voulait aussi, pourquoi etait il venu, pourquoi son frere avait agi de facon que je devienne si irritable, pourquoi n'avait il rien dit.

J'arrivais devant la maison de Annamaria, et stoppa mes remontrances.
Je n'aurais qu'à y retourner demain, peut etre se passera-t-il quelque chose.

°
Annamaria à aimé mon texte, elle à aussi aimé l'arret brutal au milieu d'un vers, cela "garde une part de mystère sur la suite" m'a elle dit en me regardant.
Que voulait elle dire. Je croyais comprendre. Je m'éclaircit la gorge, et regarda ailleurs.
°

Je me réveillait très tard, ce matin là. Je m'habillai en vitesse, la tête toujours emplie du meme visage, comme toujours. Je rentrai silencieusement dans la chambre de Annamaria, elle n'était pas là. Dans le salon il n'y avait personne non plus. Je trouvai finalement sur la table de la cuisine, un mot laissé à ma vue. L'écriture fine de Annamaria me dicta
"mes parents et moi sommes allés chez le médecin, tu dormais toujours, nous ne t'avons pas réveillée, et puis, je suis sûre que d'ici mon retour, tu auras trouvé comment t'occuper. Les clés de la maison sont sous le troisieme pot de fleur à gauche de la baie vitrée derriere la maison, ferme la porte si tu sors ..."
J'esquissai un sourire, j'allais un peu plus agrandir le mystère ...
J'étais impatiente de sortir, si bien que le ventre vide, quelques minutes plus tard, je sillonnais déja les rues de la ville.

J'allais directement à mon lieu de recueuillement, où ces derniers jours, 2 évenements quelques peu troublants c'étaient déroulés, et ou j'avais laissé plusieurs feuilles de papier ...
J'arrivais et me posta devant la maison, je restai là plusieurs minutes, regardant dans le vide, a la recherche de quelques souvenirs qui m'avaient tant troublés il y a peu. Mais ma tete etait vide. Je me souvenait bien des évenement, mais les peurs et les doutes m'avaient quittée.
Je m'assied et laissa tomber ma tete en arriere, j'étendai les jambes et m'appuya sur mes bras en arriere. Je regardait le ciel, plein de nuages, fins et vaporeux. Ils m'inspiraient calme et simplicité. Je fermais les yeux quelques secondes, qui devinrent quelques minutes, et quand je les rouvrit, les nuages avaient déja changé de forme. Je relevai la tete d'un lent mouvement et fixa devant moi.
Je montai les yeux jusqu'à voir la fenetre.
Il était là.
Mon coeur s'accelera, et avec lui toutes mes craintes.
Tous mes sentiments enfouis rejaillissaient.
Je me redressai quelque peu, et prit une position un peu plus présentable, toujours en fixant cette silhouette qui m'omnibulait.
Il se rapprocha de la fenetre. Je le voyais mieux.
Inconsciemment, je me levais et m'approcha de l'allée.
Je restai debout, à fixer son visage, dont je devinait chaque détail d'ici.
Mon regard se détourna en meme temps que le sien, puis il se recroiserent, et replongerent l'un dans l'autre. Il détourna le regard un instant et regarda un point juste à coté de moi puis revint immédiatement sur moi.
Je tournai la tête et vit près du portail, coincé dans une faille du mur, une feuille de papier. Je retournais mon regard vers lui, puis vers la feuille, puis encore une fois sur lui.
Il me sourit.
Je m'approchait du mur et retira délicatement la feuille de papier de la faille.
Je commencai à la déplier, mon coeur faisant un immense bond dans ma poitrine à chaque battement.
J'ouvrit la lettre en redoutant ce qui pouvait bien s'y trouver.
Une écriture fine y regnait.
Je retournai mon regard vers lui, il me sourit une nouvelle fois.
Mon coeur se calma quelque peu, je commencai à lire la lettre.

"Les roses rouges sont le symbole de l'amour, de la passion, de la volonté. Le savais tu ?
Depuis une semaine, il y a une pétale de rose, chaque jour, dans la boite aux lettres.
Une jeune fille de noir et de rouge vétue, aux yeux mysterieux et brumeux, vient les déposer chaque matin.
Un jour, elle est venue écrire, et elle a meme oublié une rose derriere elle.
Une rose toute entiere. Comme un coeur tout entier, offert.
Cette rose est si belle et duveteuse, mais si on ne la manie pas bien, épineuse, elle nous pique les doigts..."

Je releve les yeux vers la fenetre, il me regarde. Il me sourit, encore une fois. Et l'envie me vient de me jeter dans ses bras. Inconsciemment, je serre la lettre contre mon coeur. Et une larme me coule sur la joue.
C'est si beau.
Je reste plusieures minutes, pendue à son regard. J'ai replié la lettre et la tient entre mes mains.
Puis je détourne le regard, hésitante. Mais un vide s'installe immédiatement en moi et je relève les yeux pour revoir ce visage.
Consciente que le temps passe, mais sans vouloir y faire attention, je continue de fixer ses yeux.
Mais je sais que je dois m'en détacher.
Je dois partir.
Je cherche une solution, une réponse.
Je baisse le regard, en faisant glisser inconsciemment entre mes doigts l'un de mes nombreux colliers.
Un éclair me traverse l'esprit, je passe mes mains derriere mon cou et décroche l'un de mes colliers, un coeur de pierre noire, sur une chaine en argent, je le fais glisser entre mes doigts, puis l'accroche à l'une des lattes du portail
Je jette un dernier regard plein de regret vers la fenetre, puis recule, et finalement il n'est plus dans mon champ de vision
Le coeur vide, je commence à longer la route, en direction de la maison, la feuille toujours dans mes mains.

# Posted on Thursday, 28 December 2006 at 7:05 PM

Edited on Friday, 12 October 2007 at 2:22 PM

Chapitre 12

Chapitre 12
Chapitre 12 :



[Bill...]

Je me reveillai et regardai dehors, il faisait nuit.
Je me levai, pris une feuille de papier et laissa mes émotions s'y dessiner.
Je restais assis, utilisant feuille sur feuille, rien n'etait clair.
Ce que j'écrivait refletait mon esprit : la confusion.
J'etais completement désapointé.
Pourquoi je ne lui avait pas parlé ?
Pourquoi ne m'avait elle pas regardé, pourquoi ne m'avait elle pas vu ?

°

Je sors devant la maison, la temperature est douce, ce n'est que le début de la matinée.
Je sais qu'elle va revenir. Comme toujours. Comment lui faire parvenir ce texte.
Je vais m'asseoir a l'endroit ou elle vient toujours et reflechit.
Je me releve et finalement, glisse la feuille de papier entre deux pierres du mur de l'allée.
Je retourne vers la maison, reveur et distrait.

Tom et moi passons la matinée dans nos chambres. A lire, à écouter de la musique. Tom joue quelques morceaux à la guitare sèche et moi je dessine.
De temps à autres je jette un oeil par la fenetre, mais rien ne se passe. Je m'ennuie, et comme je m'ennuie, je dessine.

Je jette un oeil par la fenetre.
Sur le trottoir d'en face.
Elle est la.
Mon coeur se met à battre un peu plus vite.
Je me poste devant la fenetre et la regarde.
Visiblement elle regarde le ciel, sa tête retombe en arriere, ses jambes sont étendues et elle se tient sur ses bras.
Elle est tres belle, elle est tellement mince, étendue de cette facon, elle semble fine comme un brin de fleur.
Elle relève la tête d'un tres lent mouvement et regarde vers moi.
Elle me voit.
Ainsi positionnée, elle semble sure d'elle, comme ces filles sur la plage, qui regardent passer toutes les autres. Mais elle se redresse, et redeviens cette mince silhouette, timide, reservée.
Elle se lève et avance vers moi, elle ne regarde pas mes yeux, elle me regarde, tout simplement.
Puis nous voyons enfin nos yeux, mais, géné, je détourne le regard, elle fait de meme. Je recroise son regard et nous nous fixons à nouveau. Un instant je regarde sur le mur, la feuille etait toujours la, elle ne l'avait pas prise. Elle a suivi mon regard, et hésitante, elle me questionne du regard. Je lui souris, mon coeur faisant un bond dans ma poitrine à cet instant la. Elle retira la feuille de la faille et commenca à la deplier, elle me questionne une nouvelle fois du regard, je lui souris.
Elle commence à lire, et je la regarde, que vas elle penser, comment vas elle réagir.
Elle relève les yeux vers moi et serre mon texte contre son coeur.
Elle pleure.
Mon coeur se serre, mon texte lui a plu.
Nous restons ainsi de longues minutes, elle à gardé ma feuille au bout des doigts.
Je voudrais descendre, et la serrer dans mes bras.
Elle détourne le regard et regarde machinalement derriere elle.
Et d'ici je sais ce qu'elle pense, elle doit partir.
Je m'affole, je ne veut pas qu'elle parte.
Elle passe délicatement et lentement ses doigts derrière sa nuque et elle retire de son cou une chaine, qu'elle accroche au portail, elle me jette un dernier regard, un regard triste et désolé, et elle disparait.

Je me désole, cet instant est passé si vite, quand la reverrais-je. Puis mes yeux se fixent sur la chaine qu'elle m'a laissé.
Je me précipite dans les escaliers et me rue dehors, je m'approche du portail, un e chaine en argent, ou pend un coeur de pierre noir. Je la décroche délicatement. Le coeur a gardé encore un peu de la chaleur de son corps, je le serre dans ma main, puis me l'accroche autour du cou.

Demain, je lui parlerais ...

-------------------------------------------------------------------------------

Daube, j'avais pas d'inspiration, désolée, le prochain, je m'appliquerai

# Posted on Monday, 01 January 2007 at 7:57 PM

Chapitre 13

Chapitre 13
Chapitre 13 :



[Bill...]

Toute la nuit, je pense à elle.
Je dois aller la voir, lui parler.
L'approcher.
L'apprivoiser.
Je ne sais absolument pas ce que je pourrais lui dire.
Mais je veux etre pres d'elle.
Avoir ses yeux dans les miens.

Demain.
Demain, j'irais la voir.


[Moi...]

Demain, je l'attendrais.
Je veut le voir.
Je veut qu'il soit pres de moi, et pouvoir me blottir dans ses bras.
Et me sentir en sécurité.
Je veut pouvoir plonger mes yeux dans les siens, et ne jamais en ressortir.
Demain...

Et je m'endors.

----------------------------------------------------------------------------------

Chapitre tres court, mais il ne pouvait s'integrer dans celui d'avant, qui avait besoin d'une fin. Et il ne pouvait s'integrer dans le prochain, car il a besoin d'etre lu "a part"

# Posted on Tuesday, 02 January 2007 at 7:42 AM

Chapitre 14

Chapitre 14
Chapitre 14 :



[Moi...]

Annamaria ne va pas mieux. J'ai passé la matinée à ses cotés, à dessiner, à écrire, et elle à lire.
Elle est très fatiguée, et après le repas que sa mère à porté dans sa chambre, elle demande à dormir. Elle m'offre un sourire, et me regarde sortir.
Je demande poliment à la mère de Annamaria la permission de sortir, qu'elle m'accorde, en me donnant tout de meme quelques coordonées, en cas de problèmes.

Je me retrouve ainsi, une chaude après midi d'été, assise encore une fois à rêver, du meme visage, comme toujours, au meme endroit.
J'ai plein de sentiments en tête, qui se confondent en tous sens, et je les transcrit sur mon cahier.


[Bill...]

Cette après midi, je suis sorti, elle n'étais pas là, pas encore, et tant mieux.
Je reviens vers la maison, en lunettes noires, comme toujours en public, quand je la vois.
Je le savais, elle serais là à mon retour.
Elle écris.
Sa tete est penchée sur son cahier.
Ses cheveux effilés s'éparpillent sur sa nuque et ses épaules.
Je m'approche toujours plus.
Je vais enfin pouvoir la voir, lui parler.
je continue à parcourir la distance qui nous sépare.
Je suis maintenant cinquante mètres derriere elle, marchant lentement et silencieusement sur la pelouse du petit parc faisant face à la maison.
Son tee-shirt, remonté de part sa position assise, laisse paraitre quelques centimètres du bas de son dos, et laisse voir une taille des plus fine.
Je m'approche toujours plus, et mon coeur bat de plus en plus fort.
Elle ne m'entends pas, je ne fais pas de bruit.
Je sens à présent son parfum, une effluve florale, envoutante. Ses cheveux se secouent quelque peu par la petite brise passante.
Je m'apprète à lui poser la main sur l'épaule quand soudain ...

-----------------------------------------------------------------------------------

Sadisme quand je vous tient

# Posted on Tuesday, 02 January 2007 at 11:02 AM