Je restai plantée sur le trottoir, les yeux grands ouverts, la bouche entr-ouverte.
Je n'en revenais pas.
J'avais envoyer bouler l'une de mes idoles. Et, qui plus est, j'avais agi de facon méprisable devant la personne que j'aime plus que tout au monde.
Puis je reprenais mes esprits, j'avais agi comme j'aurais agi avec n'importe qui d'autre, j'avais été moi même.
Quoi de plus important que d'etre soi meme. Mais c'était le visage pour lequel je vis qui était la.
Je me levais et arracha la feuille où était inscrit mon texte encore inachevé. Je jetai mon carnet à terre et shootai dedans de toute mes forces. Qu'avais je fait.
Mes idées s'emmelent, je lutte contre moi meme, et mes deux consciences ne savent d'ou donner de la tete
"- C'etait mes idoles !
- et alors, ce n'est pas pour ca que tu aurais du te laisser faire !
- Oui mais il était la !
- Et alors ?
- Que vas t'il penser ?
- Tu aurais préféré qu'il te prenne pour une marie-couche-toi-la ?
- Mais j'ai été horriblement méchante !
- Et tu as été toi meme, n'est ce pas le plus important ?
- Si ! "
Je m'arretai de tourner en rond, regarda devant moi.
Avec toujours un peu de rage, mais cette fois ci non pas contre moi meme, je ramasse mon carnet. Je m'assois et commence à écrire.
Moi même étonnée, j'écri les plus belle choses que je n'ai jamais écrites, je ne m'en rends pas compte, mes doigts tracent tous seuls, courbe par courbe, des phrases, j'écris sans réfléchir.
Je plie la feuille de papier,
m'avance et la glisse dans la boite aux lettres.
Je part sans me retourner, après avoir ramassé le texte pour Annamaria.
En rentrant dans la maison, je lache Tom, la bouche ouverte comme un poisson rouge et je monte dans ma chambre, je me poste devant la fenêtre, elle est toujours la. Les yeux exorbités et la bouche entrouverte elle regarde d'un air vide devant elle. Puis d'un coup elle se lève, arrache la page de son carnet et jette avec une violence innatendue son carnet à terre. Elle donne un coup de pied dedans et le carnet va joncher au milieu de la rue.
Ses yeux se sont métamorphosés, vides il y a peu, il sont maintenant noirs et violents.
Je n'en reviens pas, hier si mysterieuse, délicate et reveuse, aujourd'hui méprisante et violente, elle me montre deux faces très différentes de sa personnalité.
- Alors ca ...
Tom est en train de monter les escaliers, il semble avoir quelque peu reprit ses esprit, je le rejoint, tout aussi troublé que lui, mais cette fois ci par ce que je vient de voir.
Un rire nerveux me prends, je suis si troublé que je lache sans m'en rendre compte dans un fou rire :
- Estime toi heureux de ne pas etre a la place de son carnet, parce que, vieux, tu serais mort.
- Quoi ?, me demande t'il avec un air quelque peu idiot.
- Non, non rien.
dis je en regrettant l'humour quelque peu mal placé qui venait de me prendre.
Tom haussa les épaules et se dirigea les épaules basses vers sa chambre.
Je fit demi tour, ferma doucement ma porte, et retourna me poster à la fenetre.
Elle glissait une feuille pliée dans la boite aux lettres.
Je fut surpris par ce cran, elle fit volte face et partit.
Je ne savais que faire, je ne savais si je devais aller le chercher ou pas.
Finalement, pour que cela ne soit pas ma mère qui le découvre, je descendit et alla chercher dans la boite aux lettres ce petit morceau de papier plié.
Je remontai dans ma chambre le plus vite possible, flanqua la porte, me jetai sur mon lit, et adossé contre le mur je commencai à lire la lettre.
Je fut surpris par les premiers mots qui traduisaient d'une infinie tendresse et sincerité.
"J'étais venue pour revoir ton visage,
Pour pouvoir m'endormir encore une fois ce soir avec l'image de tes yeux au fond de moi.
J'étais venue car ici j'y suis libre,
j'étais venue car ici je trouve calme et inspiration.
Je suis venue, j'ai vu ton visage.
Et je regrette que tes yeux aient vu cette face de ma personnalité.
Mais je ne regrette aucunement mes actes,
Et je ne les regretterais jamais,
J'ai été moi meme, j'aurais agi ainsi pour n'importe qui,
Et quel que soit la personne, je ne reflouerais pas ma rage !
J'espere que la prochaine fois que tes yeux se poseront sur moi,
Ce sera a toi que je m'adresserai."
Je finissai la lettre, le coeur vide, derriere ces mots se cachaient de la tendresse, de la sincérité, mais aussi une force, une volonté, et une personnalité unique.
je repliai la lettre et la posai à coté de moi, puis m'endormit.
Voila, Chapitre 10 fini, j'espere qu'il vous aura plu.
La lettre que lit Bill a été redigée et corrigée, contrairement a la fiction que j'écris "au feeling", tout simplement car quand je m'adresse par écrit à quelqu'un, je corrige et developpe toujours
