Je ferme ma valise, je n'ai pas dormi de la nuit, je ne pouvais pas.
Aujourd'hui ma vie va changer, je vais vivre en Allemagne 2 mois, je n'ai plus cours depuis quelques jours, déja les vacances, et celles ci seront certainement les plus belles de ma vie.
Je sors de ma chambre, je la regarde une derniere fois, celle ou j'ai passé toute cette dernière année à écrire, dessiner, écouter de la musique, à rever aussi, surtout.
Elle ne me manqueras pas. Rien ne me manqueras.
Cela fait depuis peu que je ne m'attaches plus à rien, à personne, j'en souffre trop.
J'ai toujours trop attendu des autres, et je n'en ai tiré que décéption et souffrance.
Je n'attends plus rien de personne, je ne m'attache plus à rien.
Je suis un coeur bléssé, un coeur solitaire, j'ai trop enduré, ma vie n'as été qu'endurer et endurer. Depuis peu j'ai ouvert les yeux, je suis devenue une adulte, je ne suis plus susceptible. Je suis devenue forte, convaincue et obstinée.
Je monte dans la voiture, mes yeux se perdent dehors, et je pense déja a tout ce que je vais pouvoir faire, tout ce que je vais pouvoir accomplir, je suis heureuse, mais comme toujours mon visage est inexpressif et fermé, je n'ai que les yeux pour voir et pour rêver.
Le train commence a avancer, je regarde ma mère une derniere fois dehors, elle souris, elle sait que je suis heureuse, et que je serais heureuse, mais je sais aussi que au fond d'elle elle a l'impression que je ne reviendrais pas.
Je regarde dehors, mes yeux ne regardent rien, je rêve éveillée. Je prends mes écouteurs et j'écoute "Durch den Monsun", je m'emplis de musique, et comme toujours, mes yeux s'embuent. Je suis tellement absorbée que je ne comprends pas sur le coup que le controleur m'a vue et ne m'as pas dérangée, je lui en suis reconnaissante, mais j'oublie très vite et je retourne dans mes nuages.
Article composé sur la musique de "Comptine d'un autre été" de Yann Tiersen en boucle.[x/]